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 Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !

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*Cycy*
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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Mer 22 Nov - 13:21

Télé Réalité. Ces deux mots associés représentent aujourd'hui, pour nombre de personnes, le pire de ce qui peut se faire dans cette lucarne plus vraiment magique. Et quand télé réalité rime avec musique, le résultat est généralement peu enthousiasmant, suit les modes et verse habituellement dans la variété la plus inintéressante.

La rumeur a vite galopé qu'une Artiste (avec un grand A donc) avait réussi à survivre au formatage imposé par le show-buisness télévisuel. Après un premier album J'aime pas l'amour, Olivia Ruiz sort son deuxième opus (et sûrement pas le dernier) La femme chocolat que l'on m'a généreusement prêté.

Dla chanson française, ma bonne dame !

J'traîne des pieds est le premier single de l'album et donc fatalement le titre qui ouvre le CD. Vous avez sans doute entendu et entendu encore le "Ecorcher mon visage, écorcher mes genoux, écorche mon ptit coeur tout mou" au clip plutôt original. C'est donc de chanson française bien dans l'air du temps qu'il s'agit ici : musique douce, bruits étranges en fond, violon, guitare, paroles poétiques... Que dire si ce n'est que ce premier titre est un tube vachement efficace.

Homogène mais varié

La femme chocolat est, dans la suite de cette introduction, fortement ancré dans une tradition française de musique qui trouve sa source dans la musique des années 30 (La petite voleuse), la valse, le flamenco, la fanfare (Je suis la fille du vent) et le rock (sur Quijote) entre autres. Si une première écoute fait ressortir une certaine homogénéité, les écoutes suivantes montrent que les différentes chansons partent un peu dans toutes les directions. Hommage aux références de la belle brune ou volonté de plaire à tout le monde, chacun ira de sa propre conclusion.

L'album oscille donc entre le très très bon, comme l'inévitable La femme chocolat au clip là-aussi très onirique (on pense évidemment à Michel Gondry) au très dispensable, Vitrier en tête ; mais l'ensemble s'écoute sans aucun mal.

Les paroles portées par la voix légèrement nasillarde d'Olivia Ruiz sont plutôt sympathiques, toujours dans cette même lignée de chanson française et semble-t-il plutôt autobiographiques. Les paroles donnent à cet album un aspect enfantin évident qui est repris par le graphisme de son site.

Est-ce vraiment son univers ?

Ce qui est le plus dommageable en fait dans cet album, c'est que les différentes participations apportent beaucoup de leur univers et débordent sur Olivia Ruiz. Les trois chansons écrites par Mathias Malzieu (à savoir La femme chocolat, I need a child et Goûtez-moi) pourraient sans problème faire partie du dernier album de Dionysos, Monsters In Love. Et l'auditeur se demande finalement quel est l'intérêt de trouver ces deux titres sur La femme chocolat, même s'ils sont de très très bonne facture.

De la même façon, la voix de Christian Olivier, des Têtes Raides, sur Non Dits rappelle inévitablement les plus grandes réussites des Têtes Raides.

Olivia Ruiz est donc belle et bien la meilleure réussite de la Star Academy pour le "grand public éclairé". Les langues chagrines diront sans doute qu'il est facile de réussir son album quand les têtes pensantes de quelques groupes à la mode (Dionysos, Têtes Raides, Tryo, Juliette) participent largement à cet album. D'autant plus que les chansons où Olivia Ruiz est seule compositrice sont très différentes au niveau du rythme, du style et donc de l'intérêt.

Il semble qu'elle a pu réaliser l'album de ses rêves en collaborant avec quelques unes de ses références musicales et en apportant tout de même un certain univers, loin du strass et des paillettes de la Star Academy qui devrait se renommer Interprète Academy.

Olivia Ruiz - La Femme chocolat

01. J'traîne des pieds
02. La femme chocolat
03. I need a child
04. Non-dits
05. Thérapie de groupe
06. La petite valse de Narbonne plage
07. Quijote
08. Cabaret blanc
09. Goûtez-moi
10. Vitrier
11. La petite voleuse
12. La fille du vent
13. De toi à moi II

par : nazgul666

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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Mer 22 Nov - 13:45

Merci beaucoup CyCy
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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Jeu 23 Nov - 18:05

merci

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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Jeu 23 Nov - 18:34

merci beaucoup!!

z'adore ces chansons !!
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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Jeu 30 Nov - 17:36


Télé Loisirs du 2 au 8 décembre

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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Jeu 30 Nov - 18:17

Merciii
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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Jeu 30 Nov - 20:33

merci pour l'article
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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Ven 1 Déc - 19:48

merci

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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Dim 3 Déc - 11:02

voici
Olivia Ruiz: Tout le monde "fond" pour elle

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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Dim 3 Déc - 11:09

M e r c i
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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Lun 11 Déc - 13:07

Olivia, rescapée de la Star Ac

Et si Olivia Ruiz justifiait à elle seule l'existence de la "Star Academy" ? Cette femme-lutin n'aurait peut-être pas percé au-delà des orchestres de bal de son Aude natale, si elle n'était pas passée, en 2001, par la première promotion de la "Star Ac". Il aurait pourtant été dommage de rater son minois de brune mutine. Sortie du lot par les castings de ce petit conservatoire du showbiz, elle s'est épanouie en s'en affranchissant.

Le 14 décembre, Olivia Ruiz remplira l'Olympia. Pas une apothéose, plus simplement l'une des 160 dates d'une tournée marathon, en phase avec le succès d'un deuxième album, La Femme chocolat, sorti en novembre 2005 et devenu en septembre 2006 numéro un des ventes de disques, avec plus de 500 000 exemplaires vendus. A quelques petits problèmes de dos près - "les chanteurs enrichissent au moins autant les ostéopathes que les O.R.L.", rigole Olivia -, la demoiselle se sent sur scène dans son élément.
En courte robe d'héroïne de Chapeau melon et bottes de cuir, elle met en scène des comptines au croisement du réalisme et du merveilleux. Dosant allégrement efficacité de la variété et distorsions rock, elle dialogue spontanément avec son public avec son accent chantant du Sud-Ouest.
La môme Ruiz, que l'on pourrait aussi croire sortie d'un film d'Almodovar, a toujours eu des rêves d'enfant de la balle. Perdu au milieu des vignes, son village de Marseillette (600 habitants) aurait pu être un frein à sa vocation, mais la smala familiale veillait. Plusieurs chansons de La Femme chocolat replongent dans cette généalogie pléthorique. On trouve même dans le livret du disque des photos de papa-maman, des tontons, des tatas et des quatre grands-parents, dont trois ont fui l'Espagne franquiste. "Mes parents avaient un café qui accueillait des musiciens, le juke-box jouait sans arrêt, explique Olivia. Ma mère, fan des Rita Mitsouko, m'habillait en Catherine Ringer ; mon père était guitariste de bal ; une de mes grands-mères m'initiait à la chanson réaliste, l'autre aux chansons traditionnelles espagnoles. Même en me bouchant les oreilles, je n'aurais pas échappé à la musique."
Le micro et les planches lui sont vite familiers. Animatrice à 10 ans de sa propre émission sur Radio Marseillette, elle connaît une vraie révélation en participant à 12 ans à un spectacle d'Yvan Chiffre, chante à 14 ans dans son premier groupe de rock, puis dans des groupes de bal. Ses années de lycée à Narbonne, à préparer un bac théâtre en admiratrice d'Ariane Mnouchkine, seront celles d'une adolescence en crise - "J'ai fait toutes les conneries" - et du vent de liberté soufflé par le rock alternatif français, mené par Bérurier Noir, Mano Negra, les VRP et autres Garçons Bouchers, mariant chanson de rue et punk rebelle.
Dès cette époque, l'envie de s'éloigner de sa famille sera aussi grande que son besoin irrépressible de s'y ressourcer. "Cela tient peut-être à nos racines espagnoles, analyse celle qui a écrit une chanson sur le sujet (Thérapie de groupe), je me sens porteuse de l'exil de mes grands-parents, un sentiment qui accroît le besoin de famille, avec les côtés bénéfiques et destructeurs d'être les uns sur les autres."
Elle a goûté son déménagement à Paris, sur la butte Montmartre, avec l'émerveillement d'une Amélie Poulain de la garrigue. Mais elle se languit vite de la chaleur du cocon audois. Au point qu'en tournée, le groupe joue parfois le rôle d'une famille de substitution. Ses musiciens la taquinent sur ses besoins de "gros câlins" ou ses envies de traîner en bande jusqu'à plus d'heure. "Je finis par me retrouver seule dans ma chambre d'hôtel, admet-elle, alors j'écris. L'autre matin, je me suis réveillée avec un texte imprimé sur la joue. Je m'étais endormie dessus."
Ses soifs affectives contredisent parfois ses exigences professionnelles. Dans le travail, l'adorable copine peut se révéler cassante. Interdiction, par exemple, d'alcool et de fumette avant les concerts. Cette bosseuse aspire à la bohème mais connaît les lois de l'industrie : "Si j'ai mal vécu artistiquement et psychologiquement mon passage à la 'Star Ac', il m'a aussi fait gagner beaucoup de temps. A mon arrivée, je ne savais même pas ce qu'était un label."
"Une des forces d'Olivia, constate son producteur de spectacles, Olivier Poubelle, c'est sa capacité à admirer." Au moment de son premier album, J'aime pas l'amour, encore marquée par son statut de "star académicienne", celle qui n'était encore qu'une interprète avait ainsi démarché des auteurs aussi éloignés que possible de l'esthétique TF1, comme la chanteuse Juliette ou Néry, ex-leader des VRP, figures du rock alternatif.
"Juliette s'est aperçue qu'elle ne pouvait me caler sur aucune de ses chansons, jubile encore Olivia Ruiz, entre deux cigarettes roulées à la main. Elle m'a tout de même fait cuisiner par deux de ses copains, pour savoir ce que j'avais dans le ventre." Pour La Femme chocolat, cette fan de Roald Dahl, Tim Burton et Tom Waits a confié la production et plusieurs compositions à Mathias Malzieu, frénétique chanteur du groupe Dionysos. "On s'était déjà rencontrés avant la 'Star Ac' à l'occasion d'un de nos concerts près de Carcassonne", se rappelle Christian Olivier, chanteur des Têtes Raides, formation phare de la chanson "néoréaliste", avec qui elle duettise dans un des morceaux (Non-dits) de son deuxième album. "Elle est restée une vraie fan de musique, elle vibre pour les choses et sait se servir de son vécu."
Le contrat "merdique" de miss Ruiz avec Polydor, une branche d'Universal, a enfin été renégocié à l'aune de son récent succès. "Olivia n'est pas une femme d'argent, affirme Olivier Poubelle, les élèves de la 'Star Ac' connaissent les beaux hôtels, l'hystérie des fans, mais sont très mal payés. Elle a eu l'intelligence de mesurer la superficialité de cette gloire-là."
Récemment, on lui a proposé de revenir chanter à la "Star Academy". Olivia Ruiz a décliné l'invitation. Pascal Nègre, patron d'Universal, n'a pas insisté. Sans doute conscient que sa réussite avait trouvé une autre voie.
source: Stéphane Davet

Parcours

1980
Naissance, le 1er janvier, à Carcassonne (Aude).
1998
Chante, jusqu'en 2001, dans des groupes de bal.
2001
Demi-finaliste de la "Star Academy", première édition.
2003
Parution de son premier album, "Je n'aime pas l'amour".
2005
Deuxième album, "La Femme chocolat".
2006
Première au classement des ventes d'albums, part en tournée.

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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Lun 11 Déc - 19:41

Merci !!
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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Sam 16 Déc - 19:39




source : public

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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Sam 16 Déc - 19:48

Olivia Ruiz, 26 ans. Rescapée de la «Star Academy», cette fille du Sud aux origines espagnoles impose désormais ses refrains au parfum rock alternatif.

Ce jour-là, il fait grand vent et les enseignes lumineuses dégringolent sur les crânes des passants. Quand, en intro météo, on demande à Olivia Ruiz, qui chante la Fille du vent, si elle aime quand ça souffle fort, elle saisit illico la balle au bond. Elle raconte le cers et le marin qui réveillent les villages de son Languedoc-Roussillon. «Là-bas, on est calme, on profite de la vie, on fait nos petites siestes.» Et le vent bouscule ce train-train, ramène de l'imprévu, électrise les somnolences. Quand, à Paris, elle ne voit dans les tempêtes qu'une nuisance supplémentaire qui rajoute du stress à l'énervement.
Bonne nature, facile d'abord, la jeune chanteuse est une excellente cliente qui raconte bien et qui raconte beaucoup. Elle est du Sud et elle a la phrase qui n'arrête jamais, entre convivialité obligée des accueillantes de toujours et soucis de saturer l'espace pour repousser l'angoisse. C'est une verbale qui ne fait pas sa mystérieuse, une profuse qui ne retient pas ses affects, une bougeuse de lèvres qui met ses sourcils en accents circonflexes quand elle s'inquiète ou ses yeux sombres en écarquillades quand elle s'étonne. Ce n'est pas une de ces fracassées fatales qui vous vampent par leurs mensonges autistes ou par leurs passions tristes. C'est Olivia Ruiz, ancienne de la Star Academy adoubée par la scène alternative, deux albums, 500 000 copies pour le dernier, et une faveur qui affleure pour sa belle humeur. Elle brasse des rengaines néoréalistes où elle se livre à un autoportrait avec goûts et couleurs, tout en remontant son arbre généalogique. Les musiques sont populaires et actuelles, composées en osmose avec Mathias Malzieu, leader du groupe Dionysos et petit copain pas surexposé. J'aime pas l'amour avait lancé la donne. J'traîne des pieds a flambé tout l'été et la Femme chocolat devrait enchaîner.

Le café
Le lieu originel, c'est le café la Terrasse, dans un village de l'Aude. Bar-tabac-PMU, avec quelques chambres au-dessus. Et l'essence à la pompe comme dans Le facteur sonne toujours deux fois. L'humanité rigolante et râlante, buvante et butinante, défile sous les yeux de la gamine. Tapeurs de carton, parieurs du dimanche, lampeurs d'anisette, touristes anglais débarqués du canal du Midi, habituées qu'elle entreprend de coiffer, oncles qui font son éducation musicale via le juke-box. Et aussi cet homme qui prend son café tous les matins, au coude à coude avec celui qu'il ignore être son fils. Ces deux filles qui partagent le même lit. Ou ce jeune client qui lui propose de monter voir ses estampes où gigotent des... baleines. Les grands-parents ont inauguré l'endroit. Les parents ont repris le commerce. Mais ils font double emploi. Le père est aussi prof de chant, tourneur de bal, guitare jazz. La mère opère à la Mutualité agricole et fait assistante sociale sauvage entre les pensions de mamies et les remboursements pharmacie des petits. Emplois du temps exagérés. Olivia et son frère mettent «un coup de pression» à leur père. «On avait déjà réussi à lui faire couper la moustache quand les bisous piquaient trop. On lui a fait vendre le café. On ne les voyait jamais.»

Marseillette
600 habitants, Carcassonne à 15 kilomètres, des vergers, des vignes. Un nom à chatouiller les cigales et à affoler les raconteurs de légendes provençales. Olivia Ruiz est de Marseillette, de gauche et des années 2000 comme Mireille Mathieu était d'Avignon, gaulliste et des années 60. Elle a ce côté bonne franquette, bonne fille et bonne copine qui fait hésiter entre la trouver attendrissante de franchise ou d'une évidence à l'ancienne. Elle vient d'acheter un manteau pour sa mère, pour qu'elle soit la plus belle pour venir l'entendre chanter à l'Olympia. Elle défait le paquet, déplisse la pelisse, se demande si ça va lui plaire, sollicite votre avis. Dans la conversation, vous apprenez qu'elle connaît les mensurations et les pointures de tous ses proches. Ce qui lui paraît le minimum. Ce qui l'embête le plus depuis que Voici s'est mis sur sa piste ? Ne plus pouvoir rendre visite aux copines à la maternité sans qu'aussitôt la rumeur ne l'engrosse. Ses deux meilleures amies vivent toujours dans les parages. Il y a Lydie, qui travaille à la coopérative de fruits et légumes et qui, au lycée, lui a fait découvrir les Têtes raides. Et il y a Audrey, qui joue au hand, qui n'est pas très musique et qui vient d'accoucher. Olivia Ruiz, elle, chante I Need a Child («J'ai besoin d'un enfant»), paroles et musique de son mec. Elle s'inquiète pour le futur de sa descendance à venir, veut pouvoir s'en occuper au mieux et ces temps-ci, avec les tournées sans fin, toujours sur la route et dans les bars, elle voit pas bien comment faire. Elle parle même d'adoption mais on ne croit pas une seconde qu'elle zappera la voie naturelle. Trop ultra-fille, trop ultra-famille.

L'Espagne
Quand elle redescend à Marseillette, elle fait la tournée des anciens de sa tribu, promène ses grands-mères au centre commercial, tout à sa peur des disparitions à venir. De l'Espagne, cette anticléricale qui croit au destin garde l'habitude de faire le signe de la croix en passant devant les cimetières, ou quand l'ambulance pimponne, ou sur le ventre de la miche à trancher. A table, elle aime la vieille séparation des genres. Les femmes à la cuisine et les confidences à l'eau de vaisselle, quand les hommes s'assoupissent entre digestif et belote. Même si, dans sa famille nucléaire, le partage des tâches est de saison. Taquinerie : «Mon frère aurait bien voulu que ça continue à l'ancienne. Mais ça n'arrivera pas.» Elle ne se revendique pas féministe mais se dit paritaire et fait remonter le taux de ses semblables parmi son équipe de tournée. Latine, elle décrit ainsi ses fulminations : «Je pleure vite, je ris vite, je me mets vite en colère.» D'ailleurs, un copain la situe «entre Kusturica et Almódovar». De l'Espagne, elle garde une vertébration politique sans scoliose désabusée ni lumbago tous pourris. Les Andalous maternels et les Catalans paternels sont des échappés du franquisme. Frontière passée, l'un fut cheminot. L'autre, projectionniste dans le cinéma Paradiso du village, quand elle adule le Cocteau cinéaste. Ils étaient républicains en Espagne, ils devinrent communistes en France. Pour son premier appel aux urnes, Olivia Ruiz a connu le 21 avril. Elle avait voté Jospin mais martèle : «Ma génération a pris une claque dans la gueule. On ne va pas rejouer aux cons.» C'est pourquoi elle fera patienter la gauche radicale, qui a souvent les faveurs de cette scène alternative, que sa ferveur a réussi à séduire.

Montmartre
Elle réside à Montmartre. Et elle est aux anges d'être au coeur de l'univers de ses deux rêves. Elle habite à toucher le moulin de la Galette et elle songe à Damia, Frehel, Piaf. Sur scène, elle leur emprunte une voix gouailleuse de communarde qui, dès qu'elle chante, estompe son accent chantant. Elle aime traîner dans les bars de la rue des Abbesses que visitaient les Têtes raides, Dionysos, les VRP, et de la rue des Martyrs où les Garçons Bouchers régnaient en maîtres. Il est loin l'intermède Star Ac, qu'elle ne renie en rien, d'autant moins bégueule qu'elle a réussi à sortir du sillage TF1, que beaucoup ne savent rien de cette parenthèse qui lui valut, chez Universal, un contrat de débutante à rallonge qu'elle vient de renégocier. Il reste proche le café de l'enfance. Où sa mère la grimait en Catherine Ringer, et puis montait sur le toit pour danser comme Ginger et Fred. Où son père animait avec elle une émission sur Radio Marseillette, lui enseignait comment tenir une salle de bal, et puis prenait sa guitare. Avec laquelle il l'accompagne encore aujourd'hui.


Olivia Ruiz en 5 dates :

- 1er janvier 1980 Naissance à Carcassonne (Aude).
- 2001 Demi-finaliste de la première Star Academy sur TF1.
- 2003 Premier album J'aime pas l'amour (Polydor).
- 2005 Deuxième album la Femme chocolat (Polydor). 500 000 exemplaires vendus à ce jour.
- 14 décembre 2006 Premier Olympia.

par : Luc LE VAILLANT

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MessageSujet: Re: Olivia dans la presse (magazines/internet), c'est ici !   Sam 16 Déc - 21:49

Merci
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